Ben aux Baux

benLa première fois que j’ai découvert l’artiste Benjamin Vautier c’était en 2000 à la réouverture du Centre Pompidou. Il fallait alors faire une queue de plus de 3h pour gagner le droit de pénétrer dans le musée… mais cela, moi jeune provinciale, loin de me démotiver m’avait tout bonnement fasciné.

J’ai plusieurs souvenirs de cette visite, notamment celui d’un petit bonhomme qui las par tant de culture (à moins que ce ne soit par les 3h de queue ??) s’avachit sur la chaise de Joseph Kosuth « Mais non papa c’est juste une chaise pffff »… bin théoriquement c’est pas faux !

Et c’est bien ça qui m’a toujours plu dans l’Art, ce sont les multiples questions qu’une même œuvre peut susciter et les milliers de réponses que l’on peut (ou pas) lui trouver.

OK ok là vous vous dites « et Ben dans tout ça ? », minute papillon j’y viens !

Cette visite de Beaubourg correspond aussi à la première fois que je découvrais l’univers de Ben. J’ai souvenir de son Magasin qui prônait au milieu d’une grande salle et de ma réaction médusée face à tout ce fouillis : j’avais envie de pénétrer à l’intérieur, de l’éclairer, de tout lire, de tout toucher (mais bon ça aurait fait comique de répétition… oui avec l’histoire du p’tit bonhomme…)

Aussi, cet été, lorsque l’occasion de redécouvrir l’artiste sous un autre jour s’est présentée à moi je n’ai pas hésité. Ok, faut que vous donne le contexte :

Alors que j’arpentais toutes les sublimes petites ruelles pavées et pentues des Baux De Provence sous un soleil de plomb et que je suais de la paillette (Ref le pouvoir de la paillette) j’ai vu qu’il était représenté au musée Yves Brayer.

Ma curiosité piquée au vif, alliée à un besoin de survie de me mettre au frais, m’ont amené à pousser les portes de ce charmant petit musée. Je n’ai pas regretté cette idée de génie qui m’a permis notamment de découvrir une autre facette de l’artiste, au travers d’un film dont il est lui-même l’orateur.

L’artiste d’aujourd’hui présente le jeune artiste qu’il était à ses débuts, en commentant ses premières performances réalisées sans son et en noir et blanc (performances principalement filmées à Nice sur la Promenade Des Anglais).

Ses commentaires sont faits dans un débit hyper rapide, ses idées et idéaux de l’époque se mélangent à ses souvenirs et à sa vision actuelle de l’Art.

J’ai trouvé ça drôle, fou, décalé, beau, intelligent et absurde et c’est ce mélange de tout ça qui m’a plu.

L’expo est aux Baux et c’est jusqu’au 17 septembre.

L’expo Ben, c’est ici :

 

No Comments Yet.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Visit Us On Facebook