Escapade à Lisbonne / Jours 3 & 4

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Mercredi, j’ai commencé à vous narrer mes aventures lisboètes. Aujourd’hui, je continue en tachant de vous prodiguer conseils et adresses qui m’ont vraiment plus durant mon bref séjour dans la capitale portugaise.  En espérant que ceux-ci puissent, à votre tour, vous donner l’envie de découvrir cette ville chaleureuse et tout en couleurs qui m’a tant séduite.

C’est donc sans transition que j’enchaine avec les visites des jours 3 & 4 (ceux qui ont manqué les jours 1 & 2 peuvent se rattraper ici) (sinon c’est comme la Casa de papel, ils vont rien comprendre).

Jour 3 : Visite des quartiers de Baixa, Chiado et Bairro Alto

Dans un monde parfait de l’organisation, j’ai envie de vous inviter à commencer votre journée très tôt le matin par une virée dans le mythique tram 28. Cette ligne pittoresque serpente à travers tous les vieux quartiers de Lisbonne, et relie Martim Moniz à Campo Ourique.

C’était bien sûr prévu comme ça, mais le « très tôt le matin » en vacances… bah ça n’a pas marché. Et par la suite, nous n’avons pas cessé de jouer de malchance avec ce tram. Pour vous éviter toutes ces déconvenues, quelques explications s’imposent :

Il est inutile de vous précipiter à l’intérieur dès que vous l’apercevez (genre pas comme moi), car vous devez savoir que si vous avez le droit de monter à n’importe quel arrêt, il vous faudra, en revanche, obligatoirement descendre à l’arrêt Martim Moniz, pour laisser votre place à une autre vague de touristes qui l’attend depuis 1h (au moins) en plein soleil. Si vous souhaitez faire le tour complet, il vous faudra donc impérativement le prendre à Martim Moniz. Malheureusement, nous n’avons compris cette subtilité que le dernier jour… et trop tard. C’est d’ailleurs à cet échec malheureux que nous devons notre nouvelle expression « putoch » de tram. Expression qui se décline aisément au féminin en « putach » de rame (par exemple). Ai-je vraiment besoin de vous en indiquer la signification?  Non, et c’est bien là toute la magie de la langue latine…

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Les quartiers de Baixa, Chiado et Bairro Alto diffèrent de celui de l’Alfama par leur architecture bien plus linéaire, mais non moins pentue.

Dans les quartiers Baixa et Chiado, les sites à voir ne manquent pas, à commencer par la lumineuse Plaça Do Comércio, l’Elevetor de Santa Justa, la Plaça Dom Pedro IV et la Plaça da Figueira. Pensez à lever les yeux pour admirer les magnifiques façades colorées recouvertes d’Azulejos, de vrais bijoux architecturaux.

Le midi, je vous propose de changer d’ambiance et d’aller vous sustenter au Mercado de Ribeira (aussi appelé Time Out Market). Cet immense hangar industriel est le paradis des gourmets, qui pourront se régaler de différents mets portugais (pour ma part, une salade de poulpe exquise) proposés par les nombreux stands de qualité, tout en partageant une immense table placée au milieu de ce marché couvert (qui m’a fait penser au marché De Hallen pour ceux qui le connaissent à Amsterdam).

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Le programme de l’après-midi peut se poursuivre jusqu’au Mirador de Sao Pedro de Alcantra dans le quartier de Bairro Alto. Vous pouvez y accéder par les très vallonnées Rua da Rosa, ou encore Rua da Antalaia. Alors oui c’est du sport, mais traverser ce quartier se mérite et il en vaut vraiment le coup. Le soir, c’est le lieu incontestable de la fête lisboète.

S’il vous reste un peu de forces dans les jambes, et si vous êtes prises par des envies de shopping (ils ont le même Zara), vous devriez trouver votre bonheur dans les rues commerçantes : rua Garett et rua do Carmo.

Photo de Jojo

Pour le soir, dans ce même quartier, j’ai une adresse délicieuse à partager (vous l’aurez donc compris, je n’ai fait que manger et marcher durant ces vacances). Il s’agit du restaurant Santa Bica, fréquenté essentiellement par les Lisboètes, qui dispose d’une terrasse bucolique sur laquelle on se croirait tout droit sorti d’une photo Pinterest. Et, ce qui ne gâche rien, on y mange très bien, à des tarifs très raisonnables (comptez environ 13€ le plat). Ce soir là, même si des putochs de moustiques avaient décidé de me faire la peau, rien n’aurait pu entacher mon diner d’anniversaire…

Photo de Jojo

Photo de Jojo

Jour 4 : La station balnéaire de Cascais

Jojo avait envie de plage, nous avons donc passé la journée à Cascais, une adorable station balnéaire qui n’a rien à envier à nos plages de la Côte d’Azur. Après avoir songé à nous y rendre en voiture (enfin surtout Jojo) nous avons pris la sage et raisonnable décision de ne point emprunter les routes étroites et pentues à quasi 90°, et nous lui avons préféré le train. Le départ se fait de la gare de Cais do Sodre et, 45 min plus tard, le train vous arrête directement sur la plage, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, vous pouvez mettre vos pieds dans l’eau… quoi de plus ressourçant? (<– rien)

Attention cependant au moment de l’achat de vos billets de train (encore un retour d’expérience), il vous faudra prendre autant de billets que de voyageurs (et ne pas charger plusieurs voyages sur une même carte, cela ne fonctionne pas). Un train part pour Cascais toutes les 20 min de la gare de Cais do Sodre, et ce toute la journée, ce qui rend très pratique ce moyen de transport (ils font pas grève eux).

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Bon la suite vous la connaissez, j’ai troqué le cri des mouettes par le roucoulement irritant des pigeons en rut (peut-on d’ailleurs parler de rut pour les oiseaux ??) et après tout ça, j’ai juste envie de vous dire… vive la sardine.

 

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